Femme inspectant son cuir chevelu devant un miroir de salle de bain, geste naturel d'observation capillaire
Publié le 23 mars 2026

Vous avez déjà testé trois shampoings antipelliculaires. Peut-être cinq. Résultat : toujours ces squames sur vos épaules, toujours cette tête qui démange. D’après les données 2025 de LeMedecin.fr, 45% des adultes français sont concernés par les pellicules. Pourtant, la plupart utilisent un produit inadapté à leur type de cuir chevelu. Sèches ou grasses, vos pellicules n’ont pas les mêmes besoins. Et se tromper de traitement revient à jeter de l’huile sur le feu.

L’essentiel sur vos pellicules en 30 secondes :

  • Les pellicules sèches sont blanches et tombent facilement : votre cuir chevelu manque d’hydratation
  • Les pellicules grasses sont jaunâtres et collantes : c’est l’excès de sébum qui pose problème
  • Un shampoing décapant sur pellicules sèches aggrave la desquamation
  • Un shampoing trop hydratant sur pellicules grasses nourrit les levures

Ce que je constate dans les retours de ma clientèle depuis plusieurs années : la confusion entre ces deux types représente l’erreur la plus fréquente. Et franchement, c’est compréhensible. Les rayons des supermarchés proposent des shampoings « antipelliculaires » sans distinction. Comme si un seul produit pouvait traiter deux problèmes opposés.

Dans les lignes qui suivent, vous allez comprendre pourquoi vos précédentes tentatives ont échoué. Je vous propose un test rapide pour identifier votre type de pellicules, puis les solutions adaptées à chaque situation.

Pourquoi votre shampoing antipelliculaire ne fonctionne pas

Je vais vous donner une image simple. Imaginez que vous avez la peau sèche sur les mains en hiver. Vous n’allez pas utiliser un gel désinfectant à l’alcool pour régler le problème, n’est-ce pas ? C’est pourtant exactement ce que font la plupart des personnes avec leur cuir chevelu sec : elles appliquent des shampoings agressifs bourrés de sulfates qui décapent encore plus.

Selon l’Assurance Maladie, le cuir chevelu est touché dans 95% des cas de pellicules. Mais voilà le piège : les pellicules sèches et les pellicules grasses demandent des soins radicalement différents. Les premières réclament de l’hydratation. Les secondes, une régulation du sébum. Utiliser le mauvais type de shampoing crée un cercle vicieux que je vois trop souvent dans les retours que je reçois.

Soyons clairs : si vous choisissez un shampoing séborégulateur alors que votre cuir chevelu est déjà déshydraté, vous aggravez la situation. Le cuir chevelu se défend en produisant encore plus de squames. Et vous pensez que le produit ne fonctionne pas. Alors vous en essayez un autre. Encore inadapté. C’est la spirale infernale. Pour découvrir les avantages du shampoing solide naturel, il faut d’abord identifier ce dont votre cuir chevelu a réellement besoin.

Sèches ou grasses ? Faites le test en 3 questions

  • Vos pellicules tombent-elles facilement sur vos épaules ?
    OUI → Indice fort de pellicules sèches (volatiles, légères). NON → Elles restent collées ? Direction pellicules grasses.
  • Vos racines regraissent-elles en moins de 48 heures ?
    OUI → Cuir chevelu à tendance grasse, pellicules probablement grasses. NON → Cuir chevelu normal à sec, pellicules probablement sèches.
  • Les squames sont-elles jaunâtres et épaisses ?
    OUI → Pellicules grasses confirmées (liées à l’excès de sébum). NON, plutôt blanches et fines → Pellicules sèches confirmées.

Pellicules sèches : un cuir chevelu qui manque d’hydratation

Les shampoings solides naturels offrent une alternative douce pour les cuirs chevelus sensibles



Pensez à votre cuir chevelu comme à une peau qui tiraille. Quand il manque d’eau et de lipides, il se défend en accélérant son renouvellement cellulaire. Résultat : des petites squames blanches, fines, qui se détachent facilement et tombent sur vos vêtements. C’est gênant, mais c’est aussi un signal d’alarme que beaucoup ignorent.

Selon les statistiques d’Aroma-Zone 2025, le cycle de renouvellement normal du cuir chevelu est d’environ 28 jours. Avec des pellicules sèches, ce cycle s’emballe. Les cellules se détachent avant d’avoir terminé leur maturation. Et si vous agressez davantage ce cuir chevelu fragile avec un shampoing décapant, vous ne faites qu’amplifier le phénomène.

L’erreur que je vois trop souvent : Dans les retours que je reçois, l’erreur la plus fréquente reste l’utilisation d’un shampoing asséchant sur des pellicules déjà sèches. Le cuir chevelu réagit en produisant encore plus de squames. Ce constat est limité à ma clientèle et peut varier selon votre routine capillaire et votre fréquence de lavage.

Les pellicules sèches réclament des tensioactifs doux, des actifs hydratants comme l’huile de ricin, et surtout l’absence de sulfates agressifs. Mon conseil ? Privilégiez des formules qui respectent le pH naturel du cuir chevelu, légèrement acide autour de 5,5. Et lavez moins souvent si possible : deux à trois fois par semaine suffisent généralement.

Cas concret : Sophie, 34 ans, Calvados

J’ai accompagné Sophie par email l’année dernière. Assistante maternelle, elle souffrait d’un cuir chevelu irrité depuis six mois. Son erreur ? Elle utilisait un shampoing antipelliculaire de grande surface, bourré de sulfates, qui traitait ses pellicules sèches comme des grasses. En passant à une formule hydratante sans sulfate, elle a constaté une nette amélioration en trois semaines. Ses squames ont diminué de moitié dès la deuxième semaine.

Pellicules grasses : quand le sébum s’en mêle

Les pellicules grasses, c’est une tout autre histoire. Ici, le problème ne vient pas du manque d’hydratation mais de l’excès. Votre cuir chevelu produit trop de sébum. Ce surplus crée un terrain favorable à la prolifération d’une levure naturellement présente sur la peau : le Malassezia. Cette levure, quand elle se multiplie trop, provoque une inflammation qui accélère la desquamation.

Visuellement, les pellicules grasses sont faciles à reconnaître : jaunâtres, épaisses, elles restent collées au cuir chevelu et forment parfois des plaques. Elles ne tombent pas facilement sur les épaules. Et souvent, elles s’accompagnent de démangeaisons plus intenses que les pellicules sèches.

Un cuir chevelu équilibré retrouve sa brillance naturelle après quelques semaines de soins adaptés



Le récapitulatif ci-dessous compare les deux types de pellicules selon plusieurs critères sensoriels et visuels. Ces distinctions vous permettent d’identifier rapidement votre situation avant de choisir un traitement.

Pellicules sèches vs grasses : comment les reconnaître
Critère Pellicules sèches Pellicules grasses
Aspect visuel Blanches, fines, volatiles Jaunâtres, épaisses, en plaques
Adhérence Tombent facilement sur épaules Collent au cuir chevelu
Type de cuir chevelu Sec, qui tire Gras, racines qui regraissent vite
Cause principale Déshydratation, shampoings agressifs Excès de sébum, prolifération Malassezia
Besoin principal Hydratation, douceur Séborégulation, assainissement

Pour les pellicules grasses, il faut des actifs séborégulateurs comme la poudre d’ortie ou l’argile blanche, qui absorbent l’excès de sébum sans décaper. L’idée n’est pas d’assécher brutalement le cuir chevelu (sinon, il produira encore plus de gras en réaction), mais de rééquilibrer en douceur. C’est précisément ce que permet un shampoing antipelliculaire solide formulé avec des tensioactifs d’origine végétale et des actifs ciblés.

Ce que j’observe sur le terrain : avec un soin adapté, les premiers résultats apparaissent généralement après deux à trois semaines d’utilisation régulière. La timeline typique que je constate ressemble à ça : J+7, les squames commencent à diminuer. J+14, les démangeaisons s’atténuent nettement. J+21, le cuir chevelu retrouve son équilibre.

Vos questions sur les pellicules et le cuir chevelu

Peut-on avoir les deux types de pellicules en même temps ?

Oui, c’est possible et plus fréquent qu’on ne le pense. Certaines personnes ont un cuir chevelu mixte : sec sur certaines zones, gras sur d’autres (souvent au niveau du vertex). Dans ce cas, je recommande d’alterner deux types de soins ou de privilégier une formule équilibrante polyvalente.

Les pellicules sont-elles contagieuses ?

Non. Les pellicules ne sont pas contagieuses. La levure Malassezia est naturellement présente sur tous les cuirs chevelus. C’est son développement excessif, favorisé par l’excès de sébum, qui pose problème. Partager une brosse ou un oreiller ne transmet pas les pellicules.

À quelle fréquence utiliser un shampoing antipelliculaire ?

Deux à trois lavages par semaine suffisent généralement. Laver tous les jours peut paradoxalement aggraver le problème en stimulant la production de sébum (pour les cuirs chevelus gras) ou en déshydratant davantage (pour les cuirs chevelus secs). Laissez à votre cuir chevelu le temps de s’équilibrer.

Les pellicules peuvent-elles provoquer la chute des cheveux ?

Pas directement. Les pellicules elles-mêmes ne font pas tomber les cheveux. En revanche, les démangeaisons intenses peuvent pousser à se gratter, ce qui fragilise le cuir chevelu et peut, à terme, affecter la pousse. Traiter les pellicules permet d’éviter ce cercle vicieux.

Faut-il consulter un dermatologue pour des pellicules ?

Si vos pellicules persistent malgré plusieurs semaines de traitement adapté, ou si elles s’accompagnent de rougeurs intenses, de croûtes ou d’une perte de cheveux, consultez. Il peut s’agir d’une dermite séborrhéique chronique ou d’une autre affection du cuir chevelu nécessitant un avis médical.

Si vous souhaitez aller plus loin dans votre démarche vers des cosmétiques responsables, découvrez les engagements des cosmétiques vegan et ce qu’ils impliquent réellement en termes de formulation.

Ce qu’il faut retenir avant de choisir votre soin

Votre plan d’action immédiat :


  • Faites le test des 3 questions pour identifier votre type de pellicules

  • Vérifiez la composition de votre shampoing actuel (présence de sulfates agressifs ?)

  • Espacez vos lavages à 2-3 fois par semaine maximum

  • Accordez-vous 3 semaines avant de juger l’efficacité d’un nouveau soin

Mon conseil pour la suite : ne vous découragez pas si les résultats ne sont pas immédiats. Le cuir chevelu a besoin de temps pour retrouver son équilibre, surtout après des mois de traitements inadaptés. Posez-vous cette question : quel type de pellicules avez-vous vraiment ? La réponse détermine tout le reste.

Rédigé par Aurore Lemercier, experte en soins capillaires naturels exerçant en atelier artisanal depuis 2018. Basée en Normandie, elle a accompagné plusieurs centaines de personnes dans leur transition vers des cosmétiques solides et naturels. Son approche privilégie l'écoute des besoins spécifiques de chaque cuir chevelu et la formulation d'actifs végétaux ciblés.